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Les Comètes de Laval seront les hôtes du Championnat 2015 de la W-League présentés par Nike. Laval accueillera les trois champions de conférence de la W-League du 24 au 26 juillet au Stade Desjardins du Centre Sportif Bois-de-Boulogne pour les demi-finales et la finale. Ces quatre matchs mettront en vedette les stars du plus haut niveau de soccer féminin amateur en Amérique du Nord.

Comme hôtes du Championnat, les Comètes ont eu droit à un laissez-passer pour les demi-finales. La W-League est composée de 18 équipes divisées en trois conférences.  Les deux meilleures équipes de la saison régulière des conférences Nord-est  (Dynamo de Québec – Long Island Rough Riders) et Ouest (Seattle
Sounders et Colorado Pride) se réuniront le week-end du 18-19 Juillet tandis que le premier au classement de la conférence Sud-est accédera directement au Final Four.

 

"Les Comètes de Laval sont fières de s'associer à la W-League en accueillant le Championnat 2015 W-League présenté par Nike," mentionne le directeur général des Comètes Philippe Ciarlo. "Nos partenaires (La ville de Laval, la Fédération de Soccer du Québec, l'ARS Laval et Complexe Multi-Sports de Laval) sont reconnus pour être d'excellents hôtes au Canada. 2015 sera la 10e saison des Comètes de Laval dans la W-League. C'est un honneur pour nous d'accueillir le Final Four. Ce sera une grande expérience. "
 
Les Comètes ont connu beaucoup de succès au cours de leurs neuf dernières saisons dans la ligue. Elles ont participé aux séries éliminatoires à six reprises et ont manqué de peu le titre en 2013, perdant 1-0 contre Pali  Blues en finale. Dirigées par l'entraîneur-chef Cindy Walsh, Laval devrait être l'une des équipes à battre dans la Conférence Nord-est cette saison.
 
Le Stade Desjardins au Centre Bois-de-Boulogne a été construit en 2005 et a été le seul domicile des Comètes à ce jour. Il s’est refait une beauté au printemps, renouvelant sa surface synthétique car le stade a servi de centre d'entraînement pour les équipes participantes à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2015.
 

La W-League est reconnue dans le monde entier pour fournir un niveau de compétition élevé pour les athlètes, tout en offrant un divertissement familial abordable pour les fans à travers l'Amérique du Nord.

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L’équipe de France féminine à Laval

Par Camille Bega

 

Mi-mai, on annonce que les Bleues vont se préparer à la Coupe du monde féminine de la FIFA 2015 à Laval, suite à un partenariat entre la Fédération Française de Football et la Fédération de soccer du Québec. Celles-ci profiteront du dimanche au jeudi des infrastructures du Centre sportif de Bois-de-Boulogne.

C’est le 31 mai que l’équipe de France est arrivée à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. Bien que très fatiguées après les sept heures de vol qui séparent Paris et Montréal, les joueuses ont accepté de donner quelques entrevues.

Quelques heures plus tard, on a pu les retrouver sur le terrain synthétique extérieur du Centre sportif où il a été décidé qu’elles feraient un entrainement léger afin de récupérer du décalage horaire.

Contentes de l’accueil que leur ont réservé les québécois, les françaises ont d’ailleurs accepté de signer quelques autographes et prendre des photos avec leurs supporters.

Le lendemain, un entrainement complet était programmé à Laval. De nombreux supporters sont venus les observer. Après quelques grandes enjambées, on a pu remarquer qu’elles étaient très en forme. Le seront-elles tout autant contre l’Angleterre le 9 juin à Moncton ?

C’est l’après-midi même que l’on a également pu croiser les joueuses de l’équipe de France se baladant dans le vieux Port montréalais ou dans le grand centre commercial Carrefour Laval. Une pause bien méritée pour les françaises, qui ont pu prendre conscience du soutien des québécois.

La Fédération de soccer du Québec a ensuite accueilli le mercredi 3 juin un match opposant l’équipe de France féminine à une sélection du Québec formée de joueuses québécoises. Ouvert aux spectateurs, le match a été suivi par plus de 1000 personnes.

Les françaises ont pu montrer l’étendue de leur talent puisqu’elles se sont imposées sur le score fleuve de 9 à 0. La joueuse Elise Bussaglia a notamment inscrit un triplé en onze minutes.

Les québécoises n’ont cependant pas démérité, ayant montré de nombreuses qualités malgré leur faible temps de préparation.

Camille Abily, Eugénie Le Sommer, Laura Georges et consorts sont ensuite allées assister dans le stade Saputo, accompagnées de tout leur staff, au match de MLS opposant les joueurs de l’Impact de Montréal aux Whitecaps de Vancouver. L’ambiance a été au rendez-vous puisque les Montréalais ont finalement gagné sur le score de 2 à 1. Un clin d’œil aux françaises a également été fait par l’Impact de Montréal, leur souhaitant bonne chance pour la Coupe du monde, où de nombreux matchs auront lieu de l’autre côté du stade Saputo, au stade Olympique de Montréal.

 

Deux jours plus tard, les joueuses et leur staff sont partis de Laval pour se rendre à Moncton où elles commenceront leur Coupe du monde le mardi 9 juin contre l’équipe d’Angleterre.

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Sarah est très contente d’être en France, où le football est très développé. Nice lui convient parfaitement : « Nice est une ville magnifique. »

Le football féminin en France a bien changé selon Sarah.

Lorsqu’elle est arrivée en France à 16 ans, les gens avaient de nombreux préjugés sur le football féminin : « les filles ne jouent pas bien, ce sont des garçons manqués... »

Elle précise qu’aujourd’hui, « les mentalités ont évolué, on respecte davantage le football féminin. Il y a de bons retours, les matchs passent à la télévision. » La Ligue des Champions est très suivie en France.

Pour Sarah, cela est notamment dû aux beaux parcours de l’équipe de France féminine à la Coupe du monde et à l’Euro, ainsi qu’aux belles performances de l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais, tant en championnat de France qu’en Ligue des Champions.

Il existe une comparaison fréquente entre le football féminin et masculin. La joueuse trouve que certes les filles sont « moins rapides et puissantes que les garçons », mais « elles n’ont rien à envier aux garçons au niveau technique et tactique ».

Sarah est une grande fan de Zidane et admire beaucoup les performances du milieu de terrain français Paul Pogba à la Juventus.

 

Sarah souhaite une très belle Coupe du monde à la maison au Canada, où « l’équipe peut aller loin et faire de beaux résultats ».

Elle pense que l’équipe de France a une très belle équipe et fait partie des favoris, « même si les équipes d’Allemagne et des Etats-Unis restent très fortes ».

Elle trouve également qu’il existe de très bons joueurs et joueuses ici au Québec, et est très contente de l’évolution du soccer. Les clubs évoluent dans le bon sens mais elle ajoute que « cela reste dommage que les championnats n’aient pas le même fonctionnement qu’en France et en Europe en terme de montées et descentes ».

 

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Retour sur son parcours

 

Sarah a commencé à jouer au soccer dès son plus jeune âge, en suivant son père lors de ses entraînements.

C’est à 4 ans qu’elle s’est inscrite à son premier club, l’A.S. Blainville. Elle a par la suite joué en ligue élite jusqu’à 16 ans, avec le CSE Montréal Concordia.

A 16 ans, elle décide de se lancer un nouveau challenge en partant en sports études en France, à St-Étienne.

 

Elle découvre en France « un tout autre style de jeu et une mentalité différente », ce qui lui plaît beaucoup.

Après St-Étienne, elle reste un an au TFC (Toulouse Football Club), avant de se rendre à l’OGC Nice où elle joue actuellement en 3e division.

 

À 23 ans, Sarah est très polyvalente. Après avoir commencé en attaque, elle joue actuellement en milieu de terrain défensif, mais elle peut également aider en défense centrale.

En parallèle de ses entraînements et matchs avec son club, elle suit des cours en alternance de pharmacie, où elle passe trois jours en pharmacie et deux jours à l’école.

 

Les filles de l’OGC Nice ont fini cette année championnes de division d’honneur de la région Méditerranée.

Il reste à Sarah et ses coéquipières quelques matchs de barrages « inter-ligues » à gagner début mai pour atteindre la 2e division française, ce qui serait un véritable accomplissement pour l’équipe et la joueuse après son opération aux ligaments croisés il y a quelques mois. « Je souhaite récupérer au mieux rapidement et retrouver le rythme comme avant la compétition » ajoute-t-elle. 

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Stade géant pour pas de géant

Par : Éric Chenoix

L’Impact de Montréal disputera le match retour de la finale de la ligue des champions contre Club América, demain soir, à 20h00, au stade olympique. Notre chroniqueur PLSQ Éric Chenoix a fait le déplacement pour assister au match aller, mercredi dernier à Mexico City (1-1). Tout le monde a vu le but de Piatti, puis l’égalisation en toute fin de rencontre de Peralta. Tout le monde a vu les lasers dans les yeux de Bush, puis tout le monde a son opinion sur la situation des gardiens suite à la suspension de ce dernier. Inutile donc d’y revenir. À la veille de l’un des plus grands matchs dans l’histoire des équipes sportives montréalaises, sinon le plus grand et plus important de tous, Chenoix nous présente une réflexion sur le parcours de l'Impact au cours des 10 dernières années.


En avril 2005, je me préparais à faire mon premier déplacement pour aller voir l’Impact de Montréal jouer sur la route. Le match avait lieu à la mi-mai au stade Centennial de Toronto, où les Lynx nous attendaient pour le derby de la 401, en USL. À l’époque, j’étais loin de me douter que ce voyage nous mènerait en fait, 10 petites années plus tard, jusqu’au stade Azteca, l’antre du Club América, ogre du football mexicain.

L’Azteca, c’est tout simplement LE temple du football en Amérique du Nord. Théâtre de deux finales de la coupe du monde, c’est aussi là que Diego Maradona est entré à jamais dans la légende, notamment en marquant ses deux célèbres buts contre l’Angleterre en 1986; la « main de Dieu », mais aussi et surtout le « but du siècle ». L’Azteca, c’est aussi là où le Brésil, mené par Pelé, a remporté sa troisième coupe du monde, la dernière fois où on a remis le trophée Jules-Rimet. L’Azteca, c’est 105 000 places, la forteresse presque imprenable de l’équipe nationale mexicaine. Mais pour moi, c’est aussi là où la Belgique a terminé son meilleur parcours en coupe du monde, en demi-finale de la CM 1986, où maître Diego, encore lui, a battu par deux fois Jean-Marie Pfaff, nommé meilleur gardien du tournoi. C’est tout simplement un des hauts lieux du football international. Enfant, je dessinais l’Azteca dans mes cahiers d’école. Inutile de vous dire que je n’ai pas hésité longtemps avant de réserver mes billets d’avion.

Dans la file d’attente pour entrer au stade, entouré des centaines de policiers casqués et équipés de boucliers qui avaient été affectés à notre protection, je n’avais qu’une image en tête. Aussi étrange que cela puisse paraître, je ne parvenais pas à m’enlever de la tête cette vision de l’arrière des tribunes métalliques du Centre Claude-Robillard, vues de l’avenue Christophe-Colomb. Le contraste était impressionnant. Devant moi, l’arrière des tribunes du gigantesque Azteca, en mortaise, comme lorsqu’on regarde deux émissions de télé en même temps, le bon vieux « Centre Claude ». Et entre, tout le chemin parcouru.

Des flashs de nos escapades mouvementées à quinze à Rochester, d’un déplacement en banlieue de Cleveland dans le stade de football américain d’une école secondaire, de nos multiples périples à Toronto en USL, en championnat canadien puis en MLS. Nos premiers matchs au stade Saputo, l’expansion puis l’explosion du kop une fois en MLS. Notre stade, notre propre stade! Trop grand, puis trop petit. En quatre ans, il fallait déjà l’agrandir. Grande, Leduc, Biello, Braz, Ribeiro, Placentino, Gervais, Pizzolitto… tous ces fiers québécois qui ont tenu le blason du club à bouts de bras pendant tant d’années. Tout ça, condensé, en rafale, de temps en temps, comme un coup de vent qui passe dans la chaleur mexicaine, à quelques minutes d’un match qui symbolise l’atteinte du sommet.

Car il ne faut pas se leurrer, on ne pourra pas aller plus haut : l’Impact a atteint le sommet. Certes, vous me parlerez de la coupe du monde des clubs et tout ça, mais objectivement, sur le plan sportif et en considérant uniquement la capacité réelle d’obtenir un résultat favorable, la finale de la ligue des champions, c’est pour nous le sommet de la pyramide. De la pyramide aztèque, si l’on peut dire, vu la main mise mexicaine sur la compétition.

Sachant tout cela, et constatant le pas de géant réalisé par notre club dans les 15 dernières années, en partant de ses matchs joués dans l’anonymat au bord de la faillite jusqu’à aller bousculer chez lui un des monstres du football mexicain, il y a de quoi écrire un livre ou réaliser un film. Car il s’agit bien là d’une grande histoire. D’une très grande histoire, même. Non seulement pour le club, mais aussi pour la ville et pour l’ensemble du football québécois. Une fierté locale, quoi. Voire nationale. Jamais une équipe canadienne n’a fait aussi bien sur la scène internationale. Pourtant, peu de gens semblent prendre conscience de la progression fulgurante, en mode hyperespace (les fans de Star Wars comprendront), de ce club bien de chez nous.

Et ça, c’est le côté étrange de la chose. Pourquoi n’étions-nous pas au moins 1 000 dans les gradins du stade Azteca? J’avoue m’être posé la question. Ce match, c’était le summum. Pour être les meilleurs, il faut battre les meilleurs. Et là, il fallait battre les meilleurs, dans un stade mythique… et il n’y avait pour ainsi dire personne de Montréal, hormis une centaine de braves qui semblaient avoir saisi l’importance du moment. Où étaient les autres? D’accord, le match était en milieu de semaine, à des milliers de kilomètres de la maison. Temps, argent, vacances accordées par le patron, ok. Ça se comprend. Mais est-il envisageable de voir Manchester United se présenter en finale de la ligue des champions de l’UEFA suivi par cent supporters? Pourquoi est-ce que ça marche là-bas et pas chez nous? Et dans une autre mesure, pourquoi la couverture médiatique, même si jamais autant de journalistes n’avaient suivi l’équipe sur la route, était-elle aussi… discrète?

La réponse est simple : l’hyperespace. On a été quelques-uns, une poignée seulement, à s’accrocher au vaisseau du commandant Saputo quand il est passé en mode hyperespace. Et quelques millions d’années-lumière plus tard, force est de constater que la majorité n’a pas su suivre le rythme. En quelque sorte, l’Impact, en effectuant son voyage en mode hyperespace, a déformé l’espace temps, laissant derrière lui dans les méandres de l’univers des millions de personnes, dans les médias comme dans le grand public, qui ne se sont aperçues de rien et se posent maintenant toutes sortes de questions, à l’instar de Stéphane Laporte dans son récent billet.

En l’espace d’un clin d’œil, nous sommes arrivés à destination. Car, n’en déplaise à certains journalistes spécialisés en hockey, non, ce duel n’est pas « comme si une équipe de ligue de garage jouait contre les Canadiens ». Non. Nous sommes bel et bien arrivés à destination. Trop vite, de toute évidence, pour que tout le monde s’en rende bien compte, mais nous sommes arrivés au sommet. Car si pour être les meilleurs, il faut battre les meilleurs, il faut se rendre compte que c’est aussi le cas pour América, qui n’a pas eu la tâche facile dans son repère mexicain au match aller. Pour être les meilleurs, ils devront battre l’Impact de Montréal, pas une équipe de ligue de garage. L’Impact de Montréal, bien qu’inférieur, a prouvé qu’il pouvait jouer dans la cour des grands, et que sa présence au Azteca n’est pas une anomalie, mais simplement une légère distorsion de l’espace temps qui illustre non seulement l’avancée fulgurante de ce petit club de chez nous, mais aussi de l’ensemble du football au nord de la frontière mexicaine.

Les temps ont changé. Nous ne sommes plus en USL. Nous nous mesurons maintenant aux meilleurs, sans complexe. Il ne nous reste qu’un match pour bien faire prendre conscience à tout le monde du chemin parcouru. Si se puede.

À tous ceux qui se sont perdus dans l’hyperespace de nous rattraper…

 

 

Éric Chenoix

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