Sylvie Béliveau - Le soccer dans la peau
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Sylvie Béliveau - Le soccer dans la peau

Montréal, 6 juin 2015 - Le 6 juin 1995, Sylvie Béliveau vivait son premier match en Coupe du monde en tant qu’entraîneure. Lors de ce grand tournoi international en Suède, elle était la seule femme aux commandes d’une équipe. Vingt ans plus tard, aujourd’hui, s’ouvre la Coupe du monde féminine au Canada. Sylvie Béliveau y est toujours présente au sein de l’équipe de la FIFA.

Déjà en 1978, alors qu’elle n’était âgée que de 14 ans, Sylvie Béliveau avait l’esprit d’une battante. À l’époque, elle jouait pour Sherbrooke et a remporté le premier Championnat canadien de soccer féminin de l’histoire. Une fois cette victoire célébrée, la jeune fille n’était toujours pas satisfaite. Elle aurait aimé pouvoir se mesurer à plus haut pour tester les capacités de son équipe et se prendre contre les meilleures, mais à l’époque, le Championnat canadien était le niveau le plus élevé chez les femmes. « C’est à ce moment-là que, dans ma petite tête de championne de 14 ans, je me suis dit que si moi je ne pouvais pas me rendre plus loin dans mon sport, j’allais travailler pour que les générations me succédant puissent le faire », a confié Béliveau.

Elle ne l’a pas seulement dit, elle l’a fait. L’ancienne joueuse a fait sa place dans le milieu du soccer féminin et elle a ouvert le chemin pour plusieurs autres. Aujourd’hui, elle œuvre toujours dans son sport, mais elle transmet aussi sa passion et son esprit de battante aux jeunes filles à travers Égale Action, une organisation qu’elle a créée avec un groupe qui promeut la participation des femmes de tous âges dans le sport et les activités physiques. Durant ses ateliers, elle transmet son savoir à travers son histoire, celle d’une femme qui a le soccer dans la peau et qui a participé à l’évolution de la discipline à tous les niveaux.

Après Sylvie Béliveau joueuse, Sylvie l’entraîneure

Quand elle est arrivée chez les séniors, Sylvie Béliveau a dû mettre un terme à sa carrière de joueuse, parce qu’elle n’avait plus assez de coéquipières pour former une équipe. Elle a commencé à assister son ancienne entraîneure, qui était en responable du junior. Au milieu de l’été, cette dernière a quitté son poste pour aller travailler dans l’Ouest canadien et Béliveau s’est retrouvée à la tête de l’équipe junior, à 18 ans, par la force des choses. « Nous avons gagné le Championnat provincial cette année-là et avons fait match nul contre l’Ontario au Championnat de l’est du Canada. Ce fut une belle occasion de me faire connaître. Nous étions vraiment une équipe organisée. Récemment, j’ai croisé un entraîneur lors d’une formation à Winnipeg et il m’a dit que lors de cet événement, il admirait mon équipe et que ses collègues et lui passaient toujours par le terrain où nous nous entraînions pour regarder mes filles s’échauffer.

Cette période a marqué le début d’une longue carrière d’entraîneure pour Sylvie Béliveau. En faisant sa place dans ce milieu d’hommes, elle a été remarquée au niveau national et est devenue la première femme à diriger l’équipe canadienne féminine. Elle a mené la formation à une toute première participation à la Coupe du monde, en 1995, où le Canada a terminé au 10e rang. « Les attentes étaient tellement grandes que sur le coup, j’étais vraiment déçue du résultat. Les gens espéraient beaucoup de l’équipe et j’avais l’impression de les décevoir avec cette 10e place. Par contre, quand je prends du recul et que je regarde ça aujourd’hui, je suis vraiment fière ! Il ne fallait pas s’imaginer gagner la Coupe du monde dès notre première qualification.

Même si au début, Béliveau n’était pas certaine qu’elle aimait le travail d’entraîneure, c’est maintenant une deuxième nature pour elle. « À la mi-avril, je suis allée à une pratique de soccer avec mon équipe. Arrivées sur le terrain, les filles ne savaient pas trop quoi faire parce que nous n’avions pas de coach.Je leur ai donc suggéré des exercices. Il y a une des filles qui m’a dit qu’aucune des coéquipières, de peur de m’ennuyer ou de me faire fâcher, n’osait me demander de les entraîner. Je me suis mise à rire ! Ce n’est même pas une question. Si tu me dis « on te laisse carte blanche pour coacher», ce n’est même pas un poids pour moi tellement c’est une passion», a raconté Béliveau.

Faire sa place et celle des suivantes

Comme elle fait partie des premières femmes à être impliquées dans le soccer de haut niveau, Sylvie Béliveau a bûché pour faire reconnaître son travail, celui d’une femme. «À l’époque, le sport, mais surtout le soccer, était un milieu très masculin. C’était donc très difficile pour certains hommes de voir arriver une femme en charge, d’avoir une femme comme formatrice ou comme patronne », a confié la passionnée de soccer qui a été intronisée en tant que bâtisseur aux Temples de la renommée de l’Association canadienne de soccer et de la Fédération de soccer du Québec en 2006.

Tout comme dans le domaine des entraîneurs, elle a fait sa place en administration. Elle a, entre autres, dirigé le Centre national de haute-performance de Montréal (1989-1992), été directrice technique à la Fédération de soccer du Québec (1993-1994) et entraîneure-cadre à la région Richelieu-Yamaska. Elle a également travaillé pour l’Association canadienne de soccer de 2004 à 2006 afin de contribuer au développement des jeunes.

En plus d’avoir fait sa place au plan canadien, Sylvie Béliveau s’est fait connaître internationalement et a ouvert des portes à celles qui suivaient ses traces. Instructrice FIFA depuis 1998, elle a participé à énormément d’événements internationaux, autant des Coupes du monde U20 que seniors et des Jeux olympiques. Elle a reçu sa première assignation FIFA en 1999, alors que son fils n’avait pas encore un an. Elle l’allaitait toujours. Elle a décidé d’accepter, mais a dû appeler pour demander la permission de voyager avec un poupon. « Je savais que s’ils refusaient, j’allais être exclue à jamais. J’ai pris un énorme risque. Après avoir posé ma question, mon interlocuteur était tellement silencieux que je pensais qu’il avait raccroché. Il a finalement accepté, à condition que je puisse accomplir mes tâches sans être dérangée. Finalement, ça s’est super bien passé. Mon fils était la vedette là-bas. Tout s’est fait professionnellement et c’est devenu une norme. À partir de ce moment, il était permis et normal de continuer à travailler en assumant son travail de maman », a raconté celle qui a ouvert la voie.

Sylvie Béliveau est toujours impliquée au niveau de la FIFA. Elle sera d’ailleurs de la Coupe du monde du Canda en juin. Quand elle est questionnée sur ses passe-temps, mis à part son implication dans le sport qu’elle chérit et sa famille, elle répond : …le soccer !

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Activités régionales à surveiller

ARS Est-du-Québec:

  • 6 et 7 juin : Festival du soccer féminin du Fury de Rimouski

ARS Concordia :

  • Stage de recyclage annuel en collaboration avec le comité organisateur local de la Coupe du monde féminine
  • Conférences équipes nationales participantes

ARS Richelieu-Yamaska :

  • 6 et 7 juin : Organisation d’une journée toute féminine lors du Festival régional estival

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Coordonnateur aux communications

Fédération de soccer du Québec

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