Style Switcher

Layout options
  • Boxed Layout
  • Full Width Layout
Primary Color
Premiere ligue Abitibi bourassa centre-quebec concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia concordia

danonCup

SONIA DENONCOURT, UNE LEGENDE DU SIFFLET!


Communiqué

Pour diffusion immédiate

Année du soccer féminin


Sonia Denoncourt, une légende du sifflet!


Montréal, 25 juin 2015 – Il y a 51 ans, jour pour jour, une légende québécoise du soccer voyait le jour à Sherbrooke. À cette époque, personne ne pouvait deviner queSonia Denoncourtserait la pionnière de l’arbitrage au féminin à travers le monde.

Celle qui a commencé comme officiel à 14 ans a rapidement monté les échelons. Elle a été joueuse jusqu’au niveau universitaire, mais a choisi de cesser de pratiquer son sport pour se concentrer sur sa carrière d’arbitre.

Sonia Denoncourt a écrit plus d’une page de l’histoire de soccer québécois, mais aussi un chapitre important du sport à l’international, devenant la première femme à obtenir son titre d’arbitre FIFA en 1994.

« Je l’ai côtoyée dans les années 90. Elle était présente à toutes les rencontres mensuelles que le comité d’arbitrage organisait à l’époque, ainsi qu’à toutes les formations spéciales tenues par la fédération », a racontéJean Godon, ancien arbitre FIFA et instructeur national. « À cette époque, elle présentait déjà les qualités deleadearshipque doit détenir tout arbitre qui espère faire une longue carrière dans ce milieu. Elle avait un sens inné du jeu, elle avait une carapace à toute épreuve et une assurance décisionnelle inébranlable.»

Pour progresser dans le milieu qui était à l’époque très masculin, Denoncourt a travaillé sans relâche. « Elle et moi avons eu la chance d’avoir eu un mentor qui a cru en nous : Dino Soupliotis, ancien arbitre et instructeur FIFA », a confié M. Godon. « Sonia se faisait un devoir d’être assidue à toutes les rencontres que nous proposait M. Soupliotis, au cours desquelles il nous formait à l’aide de vidéos qu’il montait spécialement pour nous. »

La persévérance a été payante pour la Sherbrookoise. Elle a participé à trois Coupes du monde de soccer féminin, en 1995, en 1999 et en 2003, ainsi qu’à deux tournois olympiques (1996 et 2000). Les Jeux olympiques de Sydney ont été un moment important de sa carrière, car elle y a arbitré la finale opposant les États-Unis à la Suède.

Des premières fois, elle en a vécues plusieurs dans sa carrière! Elle a été la toute première femme à diriger des matchs d’hommes, dont des rencontres de première division au Salvador en 1996 et au Brésil en 1997. « J’étais la première à ouvrir les portes au niveau international et j’étais vue un peu comme une extra-terrestre. Tout d’un coup, il y a plusieurs pays qui ont décidé de m’inviter pour arbitrer des matchs masculins. C’était de l’inconnu pour eux et ils voulaient être les premiers à le faire. Ils étaient impressionnés de ma présence solide envers les hommes sur le terrain, alors ça m’a donné une foule d’opportunités », a commenté Sonia Denoncourt.

Son expérience brésilienne s’est d’ailleurs déroulée devant un stade rempli et des millions de téléspectateurs. « Le match que j’ai fait au Brésil m’a donné l’équivalent de cinq ans d’expérience ! C’était complètement différent là-bas. J’arrivais dans un milieu un peu inconnu, avec un chauffeur qui m’attendait, un traducteur, de la sécurité partout. C’était hallucinant le nombre de médias à qui j’ai donné des entrevues durant la semaine. Ça, c’était très différent de ce à quoi j’étais habituée, mais une fois la rencontre commencée, j’étais dans mon match comme d’habitude, très concentrée », a-t-elle décrit.

« Quand ils n’ont jamais vu une femme arbitrer, les joueurs et les spectateurs sont très nerveux. Au Brésil par exemple, j’avais étudié les joueurs et j’avais appris un peu le Portugais pour leur faire savoir que je comprenais ce qu’ils disaient. Durant l’heure et demie qui a précédé le match, tout ce qu’on entendait c’était des sifflements de «fit fiou» dans le stade. C’est tout ce qu’on entendait, jusqu’à ce qu’après trois minutes de jeu, un des joueurs fasse un gros tacle et que je donne un carton jaune. Après ça, tous les spectateurs et les joueurs ont réalisé que je n’étais pas une femme, mais une arbitre ce jour-là. J’ai tout de suite gagné le respect.»

En 2004, la légende a accroché son sifflet et ses drapeaux, mais n’a pas quitté le monde de l’arbitrage pour autant. Un an plus tard, la FIFA la nommait directrice du développement des arbitres féminins de niveau international. « C’est même la FIFA qui m’a demandé de prendre ma retraite comme arbitre. Ils voulaient m’engager, mais c’était un conflit d’intérêts d’être arbitre sur le terrain et responsable de l’arbitrage. Après dix longues années d’expériences et de succès sur le terrain au niveau international, j’ai décidé de prendre le poste », a expliqué celle qui a remporté plusieurs prix aux niveaux québécois et canadien.

Elle a ensuite élaboré des stratégies de développement pour les femmes pendant une dizaine d’années. « L’arbitrage féminin était très négligé à l’époque. En fait, il n’y avait rien qui existait, alors on m’a même demandé de rédiger la description du poste que j’occupais sur une feuille blanche. Je suis ensuite partie de zéro et j’ai bâti un programme d’arbitres féminins qui, maintenant, est un gros, gros succès. »

En 2014, elle est également devenue la première femme à occuper le poste de directrice de l’arbitrage à la CONCACAF.

L’ancienne arbitre internationale a inspiré beaucoup de femmes à poursuivre leur rêve et continue d’épauler les officiels pour aider à leur développement. « Je n’ai jamais fait tout ce que j’ai accompli pour la reconnaissance. Je le fais parce que c’est une passion pour moi et j’aime ça. Par contre, ça me fait plaisir d’inspirer des jeunes dans leur carrière. J’essaie le plus possible de transmettre ma passion de vie à travers des conférences et de l’encadrement.

 

-30-

Activité régionale à surveiller

ARS Québec :

27 juin : Le Dynamo U16-F affrontera le Valkyries du New Jersey, avant un match régulier de la W-League

Source : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Coordonnateur aux communications

Fédération de soccer du Québec

Téléphone: 450-975-3355 poste 3538

Télécopieur: 450-975-1001