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UNE VICTOIRE QUI ALLAIT TOUT CHANGER

 

Communiqué

Pour diffusion immédiate


Année du soccer féminin


Une victoire qui allait tout changer

 


Le 19 août 1994 au Complexe sportif Claude-Robillard, l’équipe canadienne féminine de soccer signait une victoire à sens unique de 5-0 contre la formation de Trinité-et-Tobago en match de la CONCACAF. La formation, dont faisaient partie les Québécoises Annie Caron et Luce Mongrain, était gonflée à bloc, car elle venait de signer des victoires de 7-0 contre la Jamaïque et 6-0 contre le Mexique quelques jours plus tôt.

L’accomplissement majeur de cette victoire contre Trinité-et-Tobago n’était pas le match en soi, mais plutôt que ce gain permettait à la troupe de Sylvie Béliveau d’accéder au tournoi de la Coupe du monde pour la première fois de son histoire. En 1991, lors de la première Coupe du monde féminine organisée par la FIFA, le Canada ne faisait pas partie des 12 équipes présentes en Chine.

Sophie Drolet fut une spectatrice avisée de ce triomphe en sol montréalais qui allait marquer une étape importante dans le développement du soccer féminin au pays. Présente au camp de sélection de l’équipe canadienne, la joueuse a vu ses chances d’être retenue au sein de la formation nationale être réduites comme peau de chagrin à la suite d’une blessure à une épaule.

«Cette qualification, c’était un gros événement pour le Canada!» se souvient celle qui est arrivée dans le programme de l’équipe nationale en 1994.

Si Sophie Drolet voit le Canada comme un précurseur du soccer féminin au milieu des années 1980, elle ajoute que le rythme de la progression a ralenti quelques années après un bon début.

«Contrairement à aujourd’hui, l’équipe nationale ne jouait pas beaucoup de matchs internationaux. Ça se limitait souvent de 4 à 6 matchs et, la plupart du temps, contre l’équipe américaine, qui était la meilleure équipe au monde à cette époque. Nous n’étions pas de calibre pour jouer contre cette équipe qui participait à plusieurs camps d’entraînement. C’était comme si des amateurs jouaient contre des pros.»

«Le programme féminin n’était pas aussi gros que celui de la Chine, des États-Unis ou de la Norvège, sauf que nous avions tout de même une longueur d’avance parce que nous avions commencé avant des pays comme le Brésil, la France ou l’Angleterre par exemple, poursuit-elle. C’est seulement à partir de 1999 qu’il y a vraiment eu de l’argent investi dans le programme et que nous avons commencé à ressembler aux autres», analyse celle qui a été de retour avec la formation canadienne en 1996.

En plus des différences au calendrier de compétitions, il y avait aussi celles à propos du statut des athlètes.

«À l’époque, il n’y avait pas de ligues semi-professionnelles et nous jouions de mai à décembre. L’hiver, ça ne se passait pas dans des centres intérieurs, mais bien dans des gymnases. Aujourd’hui, on peut jouer 10 ou 11 mois par année et Sport Canada offre un brevet aux athlètes. Tu peux vivre modestement de ton sport, sans nécessairement assurer ton avenir, alors que nous, nous devions avoir un emploi à plein temps. Il fallait presque payer pour jouer.»

La précarité dans les années 1990 avait aussi comme effet qu’il était difficile de garder des joueuses à long terme dans le programme national, surtout lorsque celles-ci terminaient leurs études et arrivaient sur le marché du travail.

À l’aube des années 2000, l’ancienne joueuse explique que les choses ont pris un nouveau tournant alors que les Canadiennes sont passées à une dizaine de matchs internationaux par année.

Après avoir fait ce constat, trouve-t-elle qu’elle a été une athlète de haut niveau à un mauvais moment?

«Oui et non. Oui, j’aimerais mieux être âgée dans la vingtaine que dans la quarantaine, mais tout le monde est passé par là dans n’importe quel sport. Les femmes ont eu leurs pionnières et celles qui en profitent ont aujourd’hui entre 20 et 35 ans. Et c’est correct. Je ne regrette pas cette époque, sauf que des fois, j’aimerais encore ça avoir 25 ans », poursuit celle qui croit que l’absence de moyens faisait en sorte qu’elle et ses coéquipières faisaient preuve de solidarité et de complicité.

Aujourd’hui, une chose reste toutefois inchangée pour l’ancienne joueuse devenue entraîneure du Laser de Joliette (division AA): sa passion pour le soccer demeure la même.

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