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Jour de première pour l’équipe nationale féminine

 

Montréal, 29 avril 2015 – En cette même journée, il y a 95 ans, était disputé le premier match de soccer féminin sur la scène internationale. Les Dick-Kerr's Ladies, une formation anglaise de Preston, et une sélection des meilleures joueuses françaises ont été les protagonistes de ce moment historique. Les Canadiennes devront quant à elles attendre au 7 juillet 1986 pour être, à leur tour, lancées sous les feux de la rampe.

Annie Caron se souvient des circonstances entourant la formation de l’équipe nationale féminine qui serait appelée à représenter le Canada pour la première fois dans une rencontre internationale. L’aventure a débuté à la fin juin 1986 avec la tenue du Championnat national à Winnipeg.

« Je m’y suis rendue avec l’équipe du Québec et j’avais planifié de rester là-bas pour la durée de la compétition. Je ne m’attendais pas à rester si longtemps alors j’avais juste assez de linge dans ma valise pour passer quelques jours. Finalement, on m’a dit que j’étais sélectionnée pour un camp d’entraînement national », raconte l’ancienne joueuse originaire de Sainte-Foy.

Les Montréalaises Connie et Maureen Cant ont également été retenues dans ce premier groupe de 25 joueuses. Sous la supervision de l’entraîneur-chef Neil Turnbull et de son assistante Sylvie Béliveau, les aspirantes à l’équipe canadienne ont alors entrepris un camp d’entraînement comme elles n’en avaient jamais connu auparavant.

« C’était très intense! Ils nous en ont fait voir de toutes les couleurs, lance Caron. En même temps, toutes les filles qui étaient présentes ont vécu ça comme une surprise, comme un éveil. »

La veille du départ pour le Minnesota, où serait disputée la North American Cup, les 16 joueuses de la première sélection nationale ont été annoncées. Caron et les sœurs Cant étaient du lot.

« C’était une grande fierté pour nous toutes. Mais à ce moment, nous n’avions aucune idée de l’envergure que ça allait prendre. Nous ne savions pas encore ce que tout cela signifiait vraiment », indique la Québécoise qui était alors âgée de 22 ans.

Un baptême de feu

À leur arrivée à Blaine, deux jours avant leur grande première face aux Américaines, les Canadiennes ont senti la fébrilité monter d’un cran. « Il y avait beaucoup de nervosité. Nous nous entraînions pas très loin des Américaines, qui avaient déjà connu quelques succès internationaux. Nous sentions que nous n’avions pas la même confiance qu’elles », se rappelle Caron.

« Nous nous étions toutes rendues là car nous avions du talent et de la détermination. Nous nous battions sur le terrain, nous étions agressives et nous voulions atteindre nos objectifs. Par contre, nous n’avions pas encore eu l’entraînement nécessaire pour pouvoir performer à un tel niveau. Nous n’étions pas encore des athlètes. Nous étions un peu naïves lorsque nous nous sommes présentées là-bas. »

De plus, malgré les aptitudes individuelles évidentes de chacune, la cohésion laissait à désirer entre les joueuses canadiennes. « Quelques jours plus tôt nous étions des rivales, alors il fallait développer l’équipe. Rapidement, nous avons dû nous rassembler et nous soutenir les unes les autres pour pouvoir atteindre notre but commun », indique Caron.

Les Canadiennes ont été défaites 2-0 par les Américaines le 7 juillet 1986. Deux jours plus tard, contre toutes attentes, les joueuses du pays ont pris leur revanche face à leurs rivales du sud en signant une victoire de 2-1. Un dernier match, remporté 3-0 par les Américaines, a déterminé la formation gagnante de la North American Cup. En dépit de l’issue du tournoi, les Canadiennes sont rentrées au pays plus déterminées que jamais.

« Le résultat a été tellement positif! Ça nous a donné énormément de confiance puisque les Américaines formaient une équipe bien plus expérimentée que la nôtre. Et sachant que nous pouvions faire aussi bien à nos tout débuts, après un championnat national et un camp d’entraînement très dur… Ce résultat nous a donné la poussée, la détermination de vouloir faire encore mieux. Ça a mené aux belles choses que nous avons vécues par la suite », conclut la Québécoise.

Annie Caron a été sélectionnée 29 fois sur l’équipe nationale au cours de sa carrière qui a duré près de dix ans. D’abord attaquante puis milieu de terrain, elle a marqué huit buts dans l’uniforme canadien qu’elle a eu l’honneur de porter lors de la Coupe du monde de 1995, en Suède. Elle a également aidé le Canada à remporter la médaille d’argent aux Championnats de la CONCACAF de 1991 et de 1994.

Les Québécoises au sein de l’équipe nationale de 1986: Sylvie Béliveau (assistante entraîneure), Connie Cant, Annie Caron et Maureen Cant.

Activités régionales

ARS Laval : 9 mai : Mise en place du projet « Mentore Active ». Festival pour les U10-U11 féminin pour développer le leadership chez les jeunes filles 15-17 ans.

ARS Laurentides : En mai et juin, publications des portraits de femmes de la région.

Activité provinciale

FSQ : 10 mai 12h30 lancement de la Ligue de soccer élite du Québec et dévoilement du clip promotionnel ainsi que du calendrier des activités tenues dans le cadre de l’année du soccer féminin.